Célébration de la Journée mondiale pour la Paix 2016 Une éducation pour la paix

Bruxelles - Ce mardi 20 septembre, l'association belge Des Jeunes pour les droits de l'Homme Belgique a célébré la Journée mondiale de la paix avec des intervenants représentants des pays, des actions, des croyances et aussi des centres d'intérêts différents, en présence d'un public très intéressé.


Après une performance musicale sur la Kora, par l'excellent artiste sénégalais Lamine, deux jeunes présentatrices, Clara et Joana, membres de l'association, ont introduit le sujet avec les 17 objectifs de développement durable pour 2030, adoptés en 2015 par les 193 Etats membres. Elles ont rappelé l'objectif initial de cette journée créée en 1981 par l'Assemblée générale des Nations Unies qui a fait, vingt ans plus tard, du 21 septembre une journée de non-violence et de cessez-le-feu.
Après avoir observé une minute de silence pour les victimes de la traite des êtres humains, de la brutalité, de la pauvreté, de la guerre et de la violence, les intervenants réunis dans l'Auditorium des Eglises de Scientologie pour l'Europe ont pris successivement  la parole.

Le premier orateur, Didier, représentant la République Démocratique du Congo au 13ème Sommet international pour les Droits de l'homme qui s'est tenu à New York, aux Nations Unies les 26 et 27 août dernier, a cité  un passage d'un écrivain engagé* : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l'accomplir ou la trahir. »

L'orateur suivant a mentionné le privilège d'avoir pu assister lui aussi  au Sommet de New York et a parlé de ses efforts, menés depuis de nombreuses années, pour créer des activités au travers de petits commerces (boutiques sociales), donnant ainsi une chance aux handicapés physiques qu'il rencontre dans son pays, de mener une vie décente.

Il a également traduit dans les quatres langues nationales de son pays (RDC) un livret rappelant les 30 articles de la Déclaration universelle afin que toute la jeunesse puisse en profiter et s'éduquer sur leurs droits fondamentaux et inaliénables.

Puis deux dames Pakistanaises, l'une Musulmane, Fareeda et l'autre Chrétienne, Kamni, ont lu le texte d'une jeune Pakistanaise :« La prévention du crime et de la violence » Elle rappelle comment elle a transformé « sa faiblesse d'être une femme dans une société dominée par les hommes, des hommes exigeants et chauvins, en une force vitale » lui permettant d'apporter l'espoir aux femmes et aux filles de sa région au travers de l'éducation aux droits de l'Homme.

Le sujet présenté par l'orateur suivant, Clément, est original mais interpelle : « Protection de l'environnement dans le cadre de la politique de défense : une étude comparée entre l'Europe et les Etats-Unis ». Rappelant la conférence internationale de Paris en octobre 2015 sur « Climat et defense : quels enjeux ? » Clément montre que les incidences d'un dérèglement climatique pourraient brutalement affecter « les populations des pays du Sud et pourraient être à l'origine d'une violence sans précédent et globalisée ». D'ou la nécessité d'une collaboration au niveau des sociétés civiles mais aussi d'une collaboration interarmées sur le terrain.

Puis, Charles, originaire du Bénin, Président d'une association humanitaire et également initiateur d'un Mouvement d'éveil pour les peuples d'Afrique et de ses multiples ethnies,  a rappelé les facteurs qui s'opposent à une paix durable : l'intolérance, l'ignorance, la misère, l'injustice et la mauvaise gouvernance. Charles a insisté sur l'importance de l'éducation à la paix sans laquelle il ne saurait y avoir de développement durable.

Pour conclure, Henry, éminent sociologue, spécialiste de l'économie, du développement, et des cultures tant locales que mondiales, a rappelé que peu d'objectifs du Millénaire avaient été atteints, que la dégradation sociale progressait, que le développement était un mot souvent inapproprié mais que malgré tout, l'homme a encore beaucoup de ressources en lui et que les espoirs sont permis pour un meilleur futur et pour atteindre les objectifs 2030 !

La soirée s'est conclut :

- par une citation de l'humaniste Ron Hubbard : « Les droits de l'homme doivent être un fait, et non un rêve idéaliste » et,
- sur une interprétation à la Kora d'un chant d'Amour, sans lequel il n'y a pas de Paix possible !

L'association internationale Des Jeunes pour les droits de l'Homme est la branche « jeunes » de l'association Tous unis pour les droits de l'Homme. Elle a été créée en 2001 à Los Angeles (USA) pour enseigner aux jeunes les droits de l'Homme et leur permettre de devenir des défenseurs de la tolérance et de la paix. Ses matériaux éducatifs, primés, sont disponibles en 27 langues sur:
www.fr.youthforhumanrights.org

Références :
* Frantz Fanon, écrivain martiniquais, Les Damnés de la Terre (1961).


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