Il forme la police aux droits de l’Homme

Illégalement détenu et battu par la police, un militant de Nouvelle-Guinée décide de réformer le système grâce à l’éducation aux droits de l’Homme.


Augustin Brian est né en Papouasie-Nouvelle-Guinée dans le village de Karenda. Bien que certains villages paraissent encore primitifs, les anciens de Karenda croient en l’éducation. Le village s’est mobilisé pour envoyer Brian à Port Moresby, la capitale, où il a été diplômé de l’université.

Brian est ainsi devenu le coordinateur du projet de World Vision, organisation d’aide chrétienne mondiale, de développement et de promotion, et est rentré chez lui pour diriger sa communauté et encadrer les jeunes. Il donne alors naissance aux droits de l’Homme dans sa province.

En 2013, confronté aux failles du système lors de sa détention illégale, il fut battu par des policiers sans scrupules et s’est retrouvé invalide pendant plusieurs mois. Bien qu’il ait identifié et poursuivi ceux qui l’avaient maltraité, ces officiers n’ont jamais été traduits en justice.

Brian a décidé de mettre en œuvre une réforme plutôt que de se lancer dans une vaine vengeance. En cherchant sur le net, il a trouvé le site de Tous Unis pour les droits de l’Homme et a commandé le kit pour éducateur. Il en a ensuite étudié le contenu et a réalisé l’urgence qu’il y avait de sensibiliser son pays. Non seulement cela lui permettait d’amener une réponse aux brutalités policières, mais aussi à une foule d’autres problèmes liées aux droits de l’Homme. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a l’un des taux de criminalité les plus élevés au monde. Près de la moitié de la population est analphabète et vit dans une pauvreté absolue.

Augustin Brian a sensibilisé les aînés de son village avec les 30 clips des Jeunes pour les droits de l’Homme et le documentaire sur l’histoire des droits de l’Homme. Brian a ainsi pu partager cette connaissance avec le village et lors d’un événement religieux de six jours. Il a ensuite étendu le programme aux villages voisins et a rencontré des dirigeants communautaires et directeurs d’école. Il a organisé une marche pour les droits de l’Homme à laquelle plus de 2.500 personnes ont participé afin d’apporter un message d’unité et d’égalité. Les écoles ont adopté le programme dans toute la région, même dans des villages les plus reculés.

Mais, de part sa propre expérience, Brian savait que pour faire des droits de l’Homme une réalité il lui faudrait obtenir l’assentiment de la police. Il a fait circuler des pétitions qu’il a ensuite amenées au département de la police provinciale. Des officiers supérieurs ont demandé un séminaire et ont présenté des excuses sincères pour les brutalités qu’il avait subies et pour l’incapacité du ministère à réparer les torts qui lui furent causés. C’est aujourd’hui avec la pleine coopération de la police qu’il fournit un enseignement des droits de l’Homme à tous les officiers de la province.

L’Église de Scientologie soutient Tous Unis pour les droits de l’Homme et son programme pour la jeunesse, des Jeunes pour les droits de l’Homme. Les bénévoles sur les six continents s’engagent dans des actions en collaboration avec les organismes gouvernementaux et les organisations non gouvernementales pour sensibiliser les gens à la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948, et à sa mise en œuvre à grande échelle.

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